Emily Ratajkowski mesure environ 170 cm pour 54 kg selon la fiche de son agence DNA Models. Ces chiffres circulent partout, souvent sans contexte. Ils ne disent rien de la morphologie réelle d’une femme, encore moins de la vôtre. Cet article pose les données telles qu’elles existent, examine ce qu’elles signifient dans l’industrie du mannequinat, et propose des repères concrets pour sortir du piège de la comparaison.
Mensurations d’Emrata : ce que disent (vraiment) les fiches d’agence
Les sites people attribuent à Emily Ratajkowski une taille oscillant entre 165 et 170 cm. La fiche de DNA Models, celle que les directeurs de casting utilisent, indique 5’7″, soit environ 170 cm, avec des mensurations de 35-24-34 en pouces (environ 89-61-86 cm). Ces données sont restées remarquablement stables au fil des années, ce qui est inhabituel dans une industrie où les fiches sont régulièrement ajustées.
Le poids indiqué tourne autour de 54 kg. À 170 cm, cela correspond à un IMC d’environ 18,7, soit la limite basse de la fourchette généralement considérée comme normale. Ce chiffre mérite d’être lu avec prudence : il provient de fiches promotionnelles, pas de dossiers médicaux.

Emrata taille et norme podium : un écart rarement mentionné
Les mannequins de défilé haute couture mesurent généralement entre 175 et 180 cm. À 170 cm, Emily Ratajkowski se situe environ une demi-tête en dessous de la norme podium. Cette différence explique pourquoi sa carrière s’est construite davantage sur la publicité, les campagnes éditoriales et les réseaux sociaux que sur les défilés.
Ce détail change la lecture de sa silhouette. Emrata n’incarne pas le « standard » mannequin au sens des maisons de haute couture. Sa notoriété vient d’une exposition médiatique massive (le clip Blurred Lines en 2013, puis Instagram), pas d’une conformité aux critères physiques traditionnels du secteur.
Autrement dit, la femme la plus associée au « corps parfait » dans la culture pop ne correspond pas aux exigences de taille des podiums parisiens ou milanais. Ce paradoxe devrait interroger quiconque utilise ses mensurations comme point de référence personnel.
Morphologie d’Emily Ratajkowski : pourquoi les mensurations ne racontent qu’une partie
Les chiffres 89-61-86 décrivent un rapport taille-hanches-poitrine, pas une morphologie complète. Ils ne tiennent compte ni de la répartition de la masse musculaire, ni de la densité osseuse, ni de la longueur des membres par rapport au torse.
Emily Ratajkowski a un buste relativement long par rapport à ses jambes, une caractéristique visible sur ses photos en pied mais que les mensurations seules ne captent pas. Sa silhouette correspond à ce que certains référentiels mode appellent un type « sablier », avec un tour de taille nettement inférieur aux tours de poitrine et de hanches.
- Le tour de taille (environ 61 cm) est un chiffre fréquemment cité, mais il dépend de l’endroit exact de la mesure, de la posture et du moment de la journée.
- Le tour de poitrine inclut le volume mammaire, qui varie selon les sous-vêtements portés et les éventuelles interventions, un sujet sur lequel les données disponibles ne permettent pas de conclure.
- Le poids annoncé (54 kg) ne distingue pas masse grasse et masse maigre, deux composantes qui changent radicalement l’apparence à poids identique.
Deux femmes de 170 cm et 54 kg peuvent avoir des silhouettes radicalement différentes. Les mensurations sont un outil de casting, pas un diagnostic corporel.
Se comparer aux mensurations d’une célébrité : les biais à connaître
Chercher « emrata taille » sur Google répond à une curiosité légitime. Le problème commence quand le chiffre trouvé devient un objectif personnel. Plusieurs mécanismes rendent cette comparaison trompeuse.
Les photos d’Emily Ratajkowski sont systématiquement travaillées. Éclairage professionnel, postures étudiées, retouches numériques sur les campagnes publicitaires : l’image publique d’Emrata ne correspond pas à son apparence quotidienne, comme elle l’a elle-même documenté dans son essai My Body.
Les fiches d’agence sont des outils marketing. Les mensurations y sont parfois arrondies, parfois figées à un instant précis de la carrière. Elles servent à vendre un profil à des clients, pas à décrire un corps avec précision médicale.
La comparaison ignore la génétique. La répartition des graisses, la largeur du bassin, la longueur du fémur, le type de fibres musculaires sont déterminés par l’héritage génétique. Aucun régime ni programme sportif ne transformera une morphologie en rectangle en sablier, et inversement.

Repères concrets pour évaluer sa propre morphologie
Plutôt que de viser les mensurations d’une célébrité, des indicateurs personnels offrent une lecture plus utile de sa propre santé physique.
- Le rapport tour de taille / taille en cm est un indicateur de risque métabolique plus fiable que l’IMC seul. Un ratio inférieur à 0,5 est généralement considéré comme favorable.
- La composition corporelle (pourcentage de masse grasse vs masse maigre), mesurable par impédancemétrie ou DEXA, donne une image bien plus précise que le poids sur la balance.
- La capacité fonctionnelle (endurance, souplesse, force relative) renseigne sur la condition physique réelle, indépendamment de toute mensuration.
Ces repères ont un avantage : ils se rapportent à votre corps, pas à celui d’une autre personne. Ils évoluent avec vous et mesurent quelque chose d’actionnable.
Emily Ratajkowski mesure 170 cm, pèse environ 54 kg et ne correspond pas elle-même aux standards des podiums de haute couture. Le corps le plus médiatisé du moment ne rentre dans aucune case universelle. Si ses propres mensurations ne satisfont pas les critères d’un secteur, il y a peu de raisons pour que les vôtres servent de verdict sur quoi que ce soit.

